2 L à vélo

Voyage à vélo en Amérique du Sud

De Huaraz à La Union

Du 7 au 11 septembre

Nous quittons Huaraz sous un soleil splendide. La sortie de la ville se fait tranquillement. Comme c’est samedi, la circulation est peut-être moins dense. Nous rejoignons, au bout de 40 km, la route du Pastoruri.

La route du Pastoruri

On appelle cette route « La route du réchauffement climatique ». En effet, pour montrer ce phénomène, on emmène les touristes voir le recul du glacier du Pastoruri en espérant les sensibiliser à ce problème. Paradoxalement, on les emmène en bus ou minibus, c’est à dire en véhicules à moteur qui sont, peu ou prou, donnés comme un des facteurs de ce réchauffement !!!

Nous avions lu que cette piste était en bon état. Que nenni ! Les quatre premiers kilomètres parcourus en cette fin d’après-midi ne sont pas roulants du tout. La piste est recouverte de cailloux et graviers qui, eux, sont roulants sous les pneus. Si la « route » est dans cet état sur les cinquante kilomètres, cela risque d’être dur ! En raison d’une petite averse de pluie, nous avons posé notre bivouac à 3800 m dès quinze heures.

La piste est effectivement peu roulante, aux cailloux et graviers se rajoute la tôle ondulée et nous pousserons bien souvent ! Par contre, les paysages sont superbes. De plus, nous croiserons une source d’eau gazéifiée et quelques peintures rupestres.

Lors de notre deuxième bivouac, à 4200 m, nous rencontrerons un couple de cyclo-campeurs slovaques qui sont partis de Vancouver (!!!) et qui voyagent avec deux chiens. Une demi-heure plus tard, c’est un couple de cyclos-campeurs français qui sont partis, eux, depuis un an. Deux couples de cyclos-campeurs en une demi-heure alors qu’en trois mois, nous n’en avions rencontré qu’un, c’est surprenant ! S’arrête aussi une famille péruvienne de Lima qui vient nous saluer. Une attention que nous apprécions à sa juste valeur.

Nous pousserons plus que nous pédalerons jusqu’à la bifurcation vers le glacier du Pastoruri avec en prime un vent de face ! De là, nous gagnerons par une piste au revêtement meilleur un col à 4808 m (presque le Mont-Blanc) où nous procéderons à une petite séance photos, il fallait bien immortaliser le lieu !

Nous descendons ensuite poser notre bivouac à 4600 m dans un paysage magnifique. Pour lutter contre le mal d’altitude, Laure nous fait carburer au maté de coca et ce doit être efficace car nous n’aurons aucun soucis !

Il fait un peu froid sur le matin, 0° sous la tente qui est d’ailleurs couverte de glace, mais cela se réchauffe très vite dès que le soleil paraît.

La remontée jusqu’au deuxième col qui culmine à 4870 m (plus haut que le Mont-Blanc) se fait dans des paysages somptueux. Au sommet, rencontre avec un berger, son âne et son chien. Le panorama est fabuleux : d’un côté la Cordillère Blanche, de l’autre la Cordillère Huayhuash.

Nous descendrons ensuite rapidement vers la route nationale dans un environnement toujours aussi splendide. Finalement, notre contact avec l’altitude s’est fort bien passé même si, quelquefois, le souffle fut un peu court !

Ce qui est surprenant sous ces latitudes, c’est qu’on élève les vaches et les moutons à plus de 4000 m et qu’il pousse encore des fleurs à 4500 m !

D’ailleurs, la fleur la plus extraordinaire est la Puya Raimondi. Cette plante, endémique à la zone alto-andine de Bolivie et du Pérou, qui peut atteindre 3 m de haut et dont la hampe florale peut grimper jusqu’à 9 m et porter 20 000 fleurs, peut vivre jusqu’à 100 ans ! Cette plante, en danger de disparition, est strictement protégée.

La suite vers Huallanca, deuxième village de ce nom, est une agréable descente de trente kilomètres. Nous traversons le village minier de Huanzala (mine de zinc, plomb et cuivre), très impressionnant vu la taille de ce complexe minier.

Deux boulons cassés et bloqués dans leurs logements nous obligent à rechercher un réparateur possédant le matériel. Rien à Huallanca. Nous filons donc à La Union à vingt kilomètres sur une route descendante mais bien abîmée par endroits. Mais là non plus, rien, si ce n’est un garagiste qui voulait jouer du poste à soudure au niveau du frein à disque du vélo de Laure ! Finalement, on gardera notre bricolage de scotch et fil de fer jusqu’à ce qu’on trouve un « vélociste ». Et à La Union, il y avait bien sûr… un défilé !!!

Petite vidéo de Huaraz à route du Pastoruri

  1. Gicquel Jean-Pierre

    Bonjour les amis, toujours aussi passionnant de suivre votre aventure, et quel dépaysement ! Merci. Jean-Pierre.

  2. Delaunay Francis

    Bonjour les nomades, quel périple superbe
    Le retour en France et nos modestes balades au VCA vont paraître bien fades
    Continuez bien à nous faire rêver et bon vent ( pas trop quand même )
    Francis

  3. Michele

    Les bêtes à quatre pattes sont-ce des Lamas? Guanacos? Vigognes?

    S’il s’agit de vigognes, vous pouvez toujours essayer d’en attraper un, et de lui « piquer » quelques poils de sa fourrure, vous n’aurez plus froid à 4800m
    (hihihi)

  4. Christiane Danel

    Merci a vous deux pour ses belles photos!!! Magnifiques photos où vous jouez avec le ciel, les nuages, les reflets dans l’eau….
    Amicalement
    Christiane et François

  5. claude vermersch

    Bravo les champions, impressionnant, je ne sais que dire. J’arrive du Mercantour à plus de 2000, il y a aussi des ânes,des fleurs, le paysage est aussi magnifique, mais en rien comparable avec votre univers. Gardez vous en bonne santé, pour le vélo , vous trouvez bien la solution…..! Envoyez nous de quoi nous faire rêvez.Martine et moi nous vous embrassons.

  6. GALINA

    Bonjour les aventuriers,

    Nous avons constaté que les montures souffraient peut-être plus que les cyclistes mais vu l’état des routes, cela paraît normal. Vous n’avez pas sorti les crampons pour escalader le glacier ? Vous continuez la route avec des regrets ? Vous aurez beaucoup de mal à trouver un camping plus sauvage, quoique en cherchant bien…
    Ça c’est de l’aventure avec un grand A !! Bonne route. Bises aux lamas.

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