Voyages à vélo

D’Aoste au col du Grand Saint-Bernard

Du 21 au 22 juillet

Aoste

Aoste est une ville de 35 000 habitants située à la confluence de deux vallées importantes pour les communications. L’une est celle de la Doire Baltée qui remonte vers le Mont-Blanc et communique avec la France via le tunnel du Mont-Blanc. L’autre est celle du Buthier, appelée Valpelline, qui conduit vers la Suisse via le col du Grand Saint-Bernard.

Aoste était déjà habitée durant la préhistoire par les Salasses. Vu l’emplacement stratégique d’Aoste pour les communications, une colonie romaine fut fondée en 25 av JC. De nombreux vestiges datant de l’époque romaine sont encore visibles aujourd’hui.

Le Moyen-Age a marqué la ville sur le plan religieux avec notamment le refus du protestantisme. Aoste est d’ailleurs une étape de la Francigena, pèlerinage menant à Rome, et mentionnée à ce titre dès 990 !

L’architecture de la ville garde les traces des différentes périodes : ruines romaines (enceinte romaine d’Aoste, théâtre, arc de triomphe, et amphithéâtre, cryptoportique du forum), période médiévale (cathédrale, tour de Bramafam, et collégiale Saint-Ours).

Actuellement, l’un des grands événements marquants dans la vallée est la Foire de Saint-Ours. Cette manifestation au départ religieuse, qui a fêté ses 1 020 ans d’histoire en 2020, rassemble tous les artisans de la vallée venant exposer leurs œuvres. Cette foire a lieu chaque année les 30 et 31 janvier.

Aoste est aussi une ville très touristique. En effet, en plus de la ville elle-même, les montagnes environnantes offrent de superbes randonnées !

Col du Grand Saint-Bernard

Nous quittons Maurizio et Nicole après deux jours passés avec eux. Petite traversée d’Aoste bien calme à cette heure. Aujourd’hui, un gros morceau, le col du Grand Saint-Bernard. Nous entamons la grimpée, ça circule beaucoup, il faut être attentif.

Tout à coup, PANG, la chambre à air de Lionel vient d’éclater, le pneu a quitté la jante !!! Nous nous arrêtons évidemment ! Changement de chambre, remontage du pneu et de la roue, gonflage. Le temps de charger les sacoches REPANG, la chambre à air vient d’éclater à nouveau. Cela devient sérieux, nous appelons Maurizio au secours. Il nous emmène chez un vélociste qui change la chambre et pense que le problème vient d’un surgonflage. Lionel est assez sceptique mais bon. Retour aux vélos et remontage de la roue. Nous repartons, nous parcourons 500 m et REREPANG ! Nouvel éclatement de la chambre !!! Là, cela commence à bien faire ! Maurizio vient à nouveau à notre secours. Retour chez le vélociste qui cette fois renforce le fond de jante. Nous démarrons la montée, la chambre à air se calme, il est 11 h 30, il fait une chaleur pas possible !

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La montée est longue et la première partie assez pénible car jusqu’au tunnel, la circulation est très dense. Laure nous trouvera, à Etroubles, un joli coin de pique-nique près d’un lavoir.

Enfin, la bifurcation ! Nous allons continuer à grimper un peu plus au calme mais la chaleur nous écrase un peu. Nous grimpons bien lentement sur cette pente régulière qui avoisine les 6% – 7% . Mais que les paysages sont beaux !

A 17 h, nous sommes à 4 km du sommet et nous avons gravi 1575 m de dénivelé positif !

Fin d’étape au niveau de la Casa don Angelo Carioni. Nous trouvons là un accueil chaleureux : on nous propose un coin pour bivouaquer, la douche, les sanitaires et tout cela gracieusement. En contre partie, nous dînerons au restaurant !

Nous sommes à 2200 m et à 18 h 30, il fait encore 33° !!! Incroyable !

Une nuit animée par un bel orage avec tonnerre et éclairs suivi d’un épisode de vent. Au matin, nous entamons les quatre derniers kilomètres de montée toujours sur ces pentes régulière.

Au col, il y a déjà pas mal de monde, qu’est-ce que cela sera cet après-midi ! Nous terminons notre montée jusqu’à l’hospice du Grand Saint-Bernard. On y héberge pèlerins et voyageurs.

En fait, c’est au niveau de l’hospice que se situe le col. C’est une belle montée sur des pentes raisonnables pour un joli col mais la distance est conséquente !

Un peu d’histoire

Le col du Grand Saint Bernard culmine à 2469 m. C’est le troisième plus haut col routier des Alpes suisses et le septième plus haut d’Italie. Il a été franchi à cinq reprises par le Tour de France.

Le col du Grand Saint-Bernard aurait servi de point de passage dès le néolithique. Durant l’Antiquité, l’histoire du col suit l’histoire de la province romaine des Alpes pennines. L’antique voie romaine existe toujours en contrebas de la route actuelle. Le col prit alors le nom de Mont Joux (de Jovis, Jupiter).

Au Moyen-Age, le col était traversé par de nombreux pèlerins (Francigena) et commerçants. Il devint un lieu de brigandage. Au XIème siècle, Saint Bernard de Menthon eut pitié des malheureux qui y mourait régulièrement et obtint de l’évêque d’Aoste qu’une expédition délivre le lieu des brigands et que l’hospice détruit soit reconstruit (en l’an 968) pour héberger et secourir les voyageurs. C’est ainsi qu’en reconnaissance le col prit par la suite le nom de Saint-Bernard. L’hospice fut ensuite placé sous la juridiction de l’évêque de Sion, préfet et comte du Valais. Cette particularité explique le fait que l’intégralité du col se situe aujourd’hui en territoire suisse.

  1. Danielle

    Coucou les voisins pédaleurs. Je vois que vous avez eu des soucis de chambre (à air). J’espère que vous avez pu continuer sans problèmes. Je découvre de beau paysages et toujours de très beaux détails géographiques et historiques. On pense bien à vous. Bisous 😚

  2. Nicole Guillon

    Super commentaire sur Aoste Lionel !..sans parler des photos et des 2 mannequins qui y figurent. Merci d’être passés par chez nous et… Bon voyage pour la suite.
    Bacioni da Nicole et Maurizio.

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