Voyages à vélo

De Tres Cruces à La Quiaca

Derniers coups de pédales en Argentine

Du 2 au 5 mai

Itinéraire

De Tres Cruces à Abra Pampa

Pas très chaud au bivouac ce matin ! Mais à 3700 m, même sous les tropiques, c’est peut-être normal. Nous faisons un peu la causette avec des habitants du village avant de reprendre la route.

Nous franchissons un col à 3780 m avant de se laisser glisser vers Abra P Pampa. Le long de la route, quelques fermes isolées élèvent des lamas qui n’ont pas grand chose à manger dans cette pampa aride !

Juste avant d’arriver à Abra Pampa, nous remarquons des formations sableuses d’une belle couleur ocre clair.

Abra Pampa est une grosse bourgade au milieu de la pampa. C’est très animé le matin et le soir bien tard (les magasins ferment à 22 h). C’est la première fois que nous voyons autant de gens se déplacer à vélo !

D’autant plus en cette période d’élections où discours, musique diffusée par des sonos puissantes, spectacles divers se succèdent toute la journée ! Il faut le vivre pour le croire !

Mais dans ces villages, on trouve toujours ce dont on a besoin ! Pour preuve : Laure a trouvé un forgeron qui a remis en état la béquille arrière du vélo de Lionel !

Nous rencontrons Carola et Christian. Elle est employée du ministère du tourisme et lui (Danois) travaille comme formateur pour un « genre » d’agence de voyage. En ce moment, ils forment une cinquantaine de personnes qui postulent au métier de guide (les rangers) de parc nationaux.

Une bien agréable rencontre qui nous a permis d’apprendre que l’on forme des gens d’ici aux problèmes d’écologie, de sécurité…

De Abra Pampa à La Quiaca

Sur cet altiplano, de nombreuses ferment élèvent principalement des lamas mais aussi des bovins et des moutons.

La vie ne doit pas être bien facile ici. Le four à pain fonctionne encore et l’on tire encore l’eau du puits !

Les terres sont bien sèches et la nourriture bien maigre pour les animaux. A tel point que l’on fait paître lamas et bovins entre la route et le pâturage, là où il reste encore de quoi brouter !

La route est relativement plate, nous suivons une ancienne ligne de chemin de fer et nous croisons quelques villages.

Petite halte à La Intermedia pour le pique-nique. Un village bien propre où nous trouvons de quoi ravitailler… mais il faut chercher la boutique car il n’y a aucune indication !

Le vent s’est levé dans l’après-midi et se renforce petit à petit mais ne semble nullement perturber les vigognes que nous voyons sur les bords de la route !

La Quiaca, ville frontière avec la Bolivie, nous accueille avec la poussière soulevée par le vent mais aussi avec des concerts de musique, de fanfares, de défilés de voitures ! C’est toujours, ici comme ailleurs, la campagne électorale !

Yavi

Aujourd’hui, nous faisons un aller retour au village de Yavi à 16 km de La Quiaca. Yavi possède une très belle église qui vaut le déplacement.

La route pour y parvenir nous change un peu de la pampa, ça monte et descend ! On peut voir des formations géologiques « plissées » au nombre de huit (les huit frères).

Yavi est situé à 3516 m d’altitude et déclaré « Site historique » depuis 1975.

Consacrée en 1680, l’église a été doté par Juan José Fernández Campero de Herrera , le premier marquis de Valle del Tojo, des retables et des peintures que l’on peut actuellement voir, et qui ont été spécialement amenés du Haut-Pérou pour la splendeur du culte et la conversion des habitants.

Pendant les Guerres d’Indépendance, Yavi fut le théâtre de nombreux combats et sa population a été faite prisonnière et transférée à Potosí (femmes et des enfants compris), où ils ont tous été exécutés pour se venger d’avoir suivi le colonel Juan José Feliciano Fernández Campero dans sa lutte contre les royalistes.

L’intérieur de l’église est très belle et il faut aussi jeter un coup d’œil au musée installée dans l’ancienne Casa de Los Marqueses (maison du marquis).

Yavi est actuellement un joli village avec de nombreuses maisons en « pisé » même si celui-ci est de plus en plus remplacé par des moellons et du ciment !

Vidéo : Entre Tres Cruces et La Quiaca

Petites remarques

Après 3065 km parcourus depuis le début de notre voyage dont 1350 km au Chili et 1715 km en Argentine, nous allons passer en Bolivie.

Immense pays que l’Argentine aux paysages tellement divers ! Des quebradas du nord à la Patagonie au sud, on traverse des régions sublimes surtout à vélo où nous avons le temps de voir, de sentir et d’entendre !

Et que dire de notre parcours au Chili et de cette mythique Carretera Australe bien difficile mais aux merveilleux paysages.

Le problème pour les cyclistes, ce sont les conducteurs bien souvent complètement inconscients qui roulent à des vitesses démentielles et pour qui les vélos n’existent pas ou si peu !

On peut aussi regretter que les problèmes économiques plongent l’Argentine dans une instabilité permanente ! La monnaie se dévalue de jour en jour et la vie n’est pas facile pour une grande partie de la population.


En savoir plus sur 2 L à vélo

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

  1. BROCVIELLE michele.brocvielle@gmail.com

    Les lamas sont-ils élevés pour leur chair? Ou seulement pour la laine? Les paysages sont encore bien différents.
    Lionel c’est ton vélo sur la photo avec la béquille rafistolée ? Ici les amis c’était les Saints de glace et ceux qui en ont un, ont rallumé leur poêle, la neige est tombée sur les sommets.
    Je veux du soleil comme dit la chanson, et de la chaleur.
    Reposez-vous bien à Potosi.
    Bises

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén