Du 26 au 31 août

Itinéraire

Cagliari

Le voyage en ferries se passe bien même si certains encombrent un peu le salon en installant des énormes matelas de camping pour passer la nuit. Heureusement que tous les passagers ne font pas de même !

A Cagliari, nous montons (et cela monte fort) jusqu’à la cathédrale très belle tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Nous profitons de très jolies vues sur la ville à partir des remparts.

La cathédrale Santa Maria a été construite au XIIIème siècle dans le style romano-pisan. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, elle a été rénovée en style baroque puis, en 1930, dans le style néo-roman, en s’inspirant de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Pise.

Album photos de Cagliari

De Cagliari à Torre Salinas

Nous rejoignons ensuite le bord de mer que nous allons suivre peu ou prou durant cette première partie. Au début, la côte est plate bordée de belles plages de sable blanc et nous bénéficions même d’une très belle piste cyclable, qui se termine trop vite, et nous retrouvons une route bien abîmée.

Puis elle se redresse et les paysages sont superbes, sauvages par endroits.

Un peu avant le cap Zaffero, nous trouvons un camping « de la côte » (cher et pas beau !).

Ensuite, jusqu’à Costa Rei, la route surplombe la mer nous gratifiant de vues somptueuses. Après la station balnéaire de Costa Rei, nous montons au cap Ferrato avec de « jolis » pourcentages à la fin. Suit une piste descendante bien roulante.

Nous voici dans des zones de plat où nous longeons de petits « salars » et où les aigrettes côtoient les chevaux !

Durant toute cette partie, on trouve toujours des plages bondées et une chaleur assez forte, tempérée heureusement, à vélo, par une petite brise !

Album photos de Cagliari à Torre Salinas

De Torre Salinas à Sadali

Nous allons maintenant quitter la côte et nous enfoncer durant quatre jours dans la montagne sarde.

Après San Vito, la route, assez belle, serpente entre des collines. La pente n’est pas difficile mais un fort vent de face nous contrarie quelque peu !

Après une petite halte au village de Ballao, nous découvrons, un peu à l’écart de la route, la fontaine Fossada assez imposante. L’endroit est très bien aménagé et nous y installons notre bivouac.

Et toute la soirée, ce sera un défilé des habitants du village voisin d’Escolaplano venus remplir leurs bouteilles et bidons avec l’eau de la source. De belles occasions de contact d’autant que plusieurs parlent le français. Nous y verrons même le berger et ses moutons.

Quelques kilomètres de descente et nous entamons une jolie montée, les lumières du matin sont très belles.

Nous bifurquons vers le Nuraghe d’Arrubiu. Nous pédalons alors sur un très beau plateau entre des champs séparés par des murets de pierres sèches où paissent quelques vaches.

Nous visitons le Nuraghe tranquillement car nous sommes seuls sur le site.

Il nous faut ensuite gagner rapidement le village d’Orroli. En effet, nous sommes dimanche, les « markets » ferment tôt et nous n’avons plus de nourriture ! Mais à Orroli, les « markets » n’ouvrent pas le dimanche !

Alors, Laure se vengera sur une pâtisserie en achetant une quantité de gâteaux, impressionnant !

Nous gagnons ensuite le village de Sadali par une belle route qui, après une fort agréable descente en lacets dénivelle bien dans la montée. A Sadali, nous avons faim et, une fois n’est pas coutume, nous allons au restaurant même s’il est seize heures !

Nous bivouaquons, après quelques tergiversations, dans un terrain réservé aux camping cars et nous y serons très bien !

Album photo de Torre Salinas à Sadali

Nuraghe Arrubiu

Le nuraghe Arrubiu est l’un des plus importants nuraghes de Sardaigne. Son nom signifie « Nuraghe rouge » en sarde, nom qui provient des pierres de basalte couvertes de lichens tirant sur le rouge qui ont servi à sa construction..

La structure a été construite au XVème siècle AV JC. La tour principale atteignait à l’origine une hauteur comprise entre 25 et 30 mètres, ce qui en faisait l’une des plus hautes structures de l’Âge du bronze en Europe. La structure principale, qui se compose de cinq tours, est protégée par deux parois secondaires, pour un total de 21 tours. La zone couverte par le complexe est d’environ 3 000 m².

Album photos Nuraghe Arrebiu

De Sadali à Arbatax

Nous continuons dans ces belles montagnes sardes par une suite de montées et descentes plus ou moins raides. Nous traversons Seui, passons un col à 970 m, descendons sur Ussassai, montons sur Taquissara, descendons et grimpons à nouveau vers Gairo Montagna.

Mais notre étape se termine à Gairo Vecchio, village évacué et abandonné suite aux glissements de terrain conséquences des crues de 1951 et 1953.

Nous y plantons notre tente même s’il passe quelques visiteurs et paysans. D’ailleurs, un paysan apprend à Laure à cuellir, laver et « déguster » les figues de barbarie, un grand moment !

La montée nous hisse jusqu’à Gairo Sant’Elena, village construit pour reloger les habitants évacués de Gairo Vecchio.

La suite nous conduit à un col et nous dévalons vers Lanusei. Nous y rencontrons Tonio qui a travaillé en france, marié à une française. Très agréable, il nous offre une boisson et nous donne beaucoup d’informations sur la Sardaigne.

La descente se poursuit toujours en lacets et par une route plus plate, nous voici à Tortoli. Nous remarquons qu’il y a peu de monde, on voit que la saison se termine ! Au camping, nous perdons un joint du réchaud et, malheureusement, il devient inutilisable. Adieu petits cafés et thés du matin. Nous boirons froid !!!

Cette incursion dans la montagne sarde fut un réel enchantement et nous allons y retourner découvrir une partie du massif du Gennargentu.

Album photos de Sadali à Arbatax


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