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Arequipa

Cet article est consacré à la ville d’Arequipa. Dans un autre article, nous parlerons des fêtes d’Arequipa qui durent tout le mois d’août !

Du 28 juillet au … Août

Arequipa

La ville a été fondée le 15 août 1540 sous le nom de  » Villa Hermosa de Nuestra Señora de la Asunta  » au nom du marquis Don Francisco Pizarro et le 22 septembre 1541, le roi Carlos V par décret royal a ordonné qu’elle soit appelée « Ville d’Arequipa ». 

Dans l’histoire républicaine du Pérou, le rôle de la ville d’Arequipa a été important, puisqu’elle a été déclarée « Capitale de la République » sous le gouvernement de Lizardo Montero. 

Son centre historique s’étend sur une superficie de 332 hectares et a été déclaré par l’Unesco  » Patrimoine Culturel de l’Humanité « . En raison de ses différents espaces culturels, c’est une ville d’accueil pour le tourisme national et international.

Arequipa, dominée par ses volcans, le Misti, le Chachani et le Pichupichu, est située à 2300 m d’altitude et compte environ 1 100 000 habitants, ce qui en fait la deuxième ville du pays après Lima.

La ville a jadis prospéré rapidement grâce à sa situation privilégiée sur la route du transit du minerai venant de Potosi. Le déclin des mines entraîne une période de décadence, jusqu’à ce que, au XVIII ème siècle, des colons britanniques et français installent des manufactures de laine d’alpaga et de textile. Le chemin de fer arrive à Arequipa en 1870.

En 1960, la création d’un parc industriel et d’importants projets d’électrification et d’irrigation entraînent l’arrivée massive d’Indiens venus de Puno. La ville est aujourd’hui le principal centre économique du sud du Pérou.

Arequipa est surnommée la ville blanche en référence à ses façades qui sont toutes en « Ignimbrita aeropuerto de Arequipa » connu sous le nom de sillar, une roche volcanique de couleur claire. Le Sillar d’Arequipa est l’élément le plus important utilisé dans les principales constructions de la région.

Cette roche volcanique que l’on peut voir dans la cathédrale, dans les différentes églises, dans les maisons du centre historique, les ponts et autres constructions provient des cendres de la lave fragmentée, résultant de l’explosion d’un volcan antérieur au Misti et au Chachani (il y a environ un million d’années).

La ville est très plaisante. Nous y sommes en hiver et même si soir et matin, nous ressentons une petite fraîcheur, la journée présente des températures très agréables sous un franc soleil et un ciel bien bleu !

Si le matin les rues sont bien tranquilles, ce n’est plus la même chose l’après-midi et le soir où les trottoirs sont bien encombrés et la circulation bien dense ! Mais malgré cela, il est très « sympa » de déambuler dans la ville, de profiter des belles demeures, des nombreux magasins et de l’animation qui y règne !

Et n’oublions pas les restaurants, des grands et des petits, où nous avons testé les plats locaux avec plus ou moins de bonheur !

5 août, anniversaire de Lionel (73 ans) !

Un défilé à Arequipa

C’est une constante en Amérique du Sud ! On défile souvent !!!

Troisième jour que nous sommes à Arequipa, et voici un premier défilé, en l’occurrence celui du congrès des éducateurs franciscains !

Vidéo : Défilé des Educateurs franciscains

Monuments d’Arequipa

La Plazza de Armas

Datant seulement du XIX ème siècle, la Plaza de Armas d’Arequipa est une des plus belles du Pérou. De forme carrée, elle est bordée sur son côté nord par la cathédrale. Les autres côtés présentent une galerie d’arcades sur deux niveaux.

Au centre de la place, se dresse une fontaine de bronze surmontée du Tuturutu, le génie protecteur de la ville. Et puis, comme le soleil domine à Arequipa, de superbes palmiers apportent leur ombre aux promeneurs.

C’est le principal point urbain et touristique de la ville d’Arequipa. C’est le lieu de toutes les manifestations politiques ou autres…

Si, de notre hôtel situé près de la place, nous entendons de la musique, c’est qu’il se passe quelque chose : défilé, spectacle, manifestation… Il suffit d’aller voir !

La Cathédrale

Elle est construite en sillar , avec des voûtes en briques et est le lieu de culte principal de la ville. Elle présente un style néo-renaissance avec une certaine influence gothique.

Sa façade est composée de soixante-dix colonnes à chapiteaux corinthiens, trois couvertures et deux grandes arches latérales. Elle est surmontée de deux hautes tours de style Renaissance.

La façade de 108 m occupe tout le côté nord de la Plazza de Armas mais n’est pas l’entrée principale, ce n’est qu’un flanc.

À l’intérieur, l’autel principal, est en marbre de Carrare. A l’opposé de l’autel, de l’autre côté de la nef, on trouve un orgue d’origine belge, qui est l’un des plus grands d’Amérique du Sud. La chaire en bois sculpté est l’œuvre du maître français Rigot.

Commencée en 1540 et achevée en 1656, la cathédrale a été maintes fois reconstruite. Tout au long de son histoire, elle a été détruite par des incendies, des tremblements de terre et des explosions volcaniques. Le séisme de 2001 a renversé l’une des énormes tours, elle fut réparée fin 2002.

Elle est l’une des 70 églises dans le monde autorisées à arborer le drapeau du Vatican.

Laure se souviendra de sa visite dans la cathédrale. Cela faisait un moment que nous étions rentrés quand un gardien nous interpelle et demande à Laure de quitter les lieux ! La raison ? Laure est en bermuda, trop court, paraît-il, alors qu’il lui arrive au niveau du genou (le bermuda, pas le gardien !). Pourtant, sur le calendrier, nous sommes en 2023 !!!

Le plus drôle, c’est qu’une demi-heure après, nous faisons la visite avec un guide et là, pas de problème, et pourtant, c’est le même bermuda… et le même gardien !!! Visite qui nous permet de découvrir les trésors du musée, mais aussi de grimper à la base des tours, au niveau des cloches, et d’avoir de belles vues sur la ville.

Visite pendant laquelle nous rencontrons Chloé et Baptiste, deux jeunes Français, qui voyagent en bus. Un agréable moment d’échange.

Vidéo : Sonner la cloche !

Eglise de la Compaña de Jesus

La construction de cette église jésuite a commencé en 1590 et s’est achevée en 1698. Comme dans d’autres bâtiments de la ville, le matériau pour sa construction est le sillar. Les propriétés physiques de cette roche volcanique en font une pierre très facile à tailler, mais la rendent difficile à travailler en profondeur en raison de sa texture poreuse.

Il se développe alors un type de décoration « de surface » qui utilise des éléments amérindiens, des plantes, des animaux mélangés à des motifs européens.

La façade principale, de style baroque métis, s’impose comme l’un des chefs-d’œuvre de la décoration coloniale sud-américaine. Le portail latéral représente Saint-Jacques triomphant des Maures.

A l’intérieur, on peut admirer un retable de bois doré sculpté du XVIII e siècle.

Et puis, la magnifique chapelle San Ignacio avec sa coupole polychrome couverte d’une décoration exubérante de perroquets et de fleurs. Mais ici, les photos sont interdites, il faut bien vendre les cartes postales

En revanche, ici, pas de problème de bermuda trop court !!!

Les deux cloîtres sont superbes. Les piliers du premier sont décorés de grappes de fruits et de fleurs alors que ceux du deuxième sont complètement nus.

Monastère Santa Catalina

Ce couvent de carmélites, immense, est, dit-on, le plus grand du monde. Fondée en 1579, 170 nonnes et 300 servantes vécurent ici, coupées du monde, durant quatre siècles !

Les religieuses, filles cadettes issues de grandes familles d’ascendance espagnole, devaient verser une énorme dot au moment de prononcer leurs vœux. En revanche, elles étaient autorisées à organiser des réceptions et à vivre (presque) comme dans le grand monde.

Depuis la visite du pape Jean-Paul II en 1985, elles ont le droit de parler et de sortir car une petite partie du couvent abrite encore quelques nonnes.

Nous avons commencé la visite par le parloir : les nonnes avaient droit à une heure par mois de conversation avec leur famille sous l’œil d’une surveillante.

Ensuite nous traversons le « patio du silence » et arrivons dans le très beau cloître des novices orné de fresques contant les litanies.

Nous débouchons ensuite, par un discret passage, dans le superbe cloître des orangers peint d’un bleu Majorelle. Le cloître est décoré de fresques représentant les différentes phases de l’âme en état de péché.

Tout autour s’ouvrent des cellules ayant chacune sa cuisine, son cabinet d’aisance et un salon, plus ou moins grand selon le rang de noblesse de la nonne. Les servantes logeaient au-desssus dans des conditions difficiles.

On y croise également des peintures, des vêtements religieux, de riches meubles, tissus et porcelaine. Un certain faste régnait en ces lieux !

Nous nous retrouvons ensuite dans un véritable village avec des maisons basses ocre-rouge, aux toits de tuiles, qui abritent d’autres cellules. Nous marchons dans de véritables rues portant des noms de villes espagnoles.

Après le lavoir en plein air, nous pénétrons dans les immenses cuisines communes aux murs noircis par des siècles de fumée.

La place Zocodober où se trouve la fontaine, jouxte les bains où les sœurs se lavaient sept fois par an !

Nous terminons par le réfectoire qui donne sur le plus grand des cloîtres, le cloître majeur, orné de fresques contant la vie du Christ et de la vierge.

C’est là que se trouve l’église avec de tout petits confessionnaux intégrés dans le mur : la nonne dans le cloître, le confesseur dans l’église !!!

L’ancien dortoir est devenu une pinacothèque dont les tableaux ont tous un caractère religieux !

Une bien belle visite dans un site unique et exceptionnel

Vidéo : Les cloîtres du monastère

Casa Tristàn del Pozo

Occupée aujourd’hui par une banque, la Casa de Tristan del Pozo présente une superbe façade de style baroque mestizo. Construite en 1738, la demeure a été habitée par des cousins et cousines de Tristan.

La première cour révèle un beau décor sculpté et des portes et fenêtres en bois ciselé. Aux quatre coins, là-haut, de belles gargouilles dominent la cour.

Une salle abrite une exposition où l’on détaille les principes de l’architecture coloniale et notamment du baroque métissé caractéristique d’Arequipa, et de cette maison particulièrement.

On peut y admirer aussi quelques tableaux qui représentent des scènes païennes… une fois n’est pas coutume !

Monastère Santa Teresa

Le couvent de Santa Teresa à Arequipa, construit en sillar, est un complexe religieux qui abrite une communauté de religieuses carmélites cloîtrées et le Musée d’art vice-royal de Santa Teresa . Il a été fondé en 1710 et est un échantillon de l’architecture baroque andine . Il est situé dans le centre historique d’Arequipa , c’est pourquoi il fait partie du patrimoine culturel de l’humanité.

Nous visitons un très beau cloître, très sobre, construit en 1750, qui possède un agréable jardin et une jolie fontaine. Tout autour du cloître, les chapelles ont été transformées en musée.

Plusieurs pièces sont particulières et notamment une crèche transportable qui se ferme comme une valise ! Et que dire de cet ostensoir orné d’émeraudes, de topazes et de 2000 perles ! Tout a été collecté grâce à la dot des religieuses.

La salle capitulaire, aux murs recouverts de splendides fresques datant de l’origine du couvent qui, étonnamment, ne représentent que des motifs floraux et des scènes profanes !

Ah, dans une des salles pend une corde venant du plafond : vous pouvez la tirer et ainsi sonner la cloche !

Un joli couvent, agréable à visiter, beaucoup moins important que celui de Santa Catalina.

Eglise San Francisco

L’église San Francisco fut fondée en 1552. C’est l’une des plus grandes église d’Arequipa. Sa façade du XVI ème siècle est de style mudejar en pierres de sillar et briques.

Le chœur est en bois de cèdre et l’autel en argent. Les voutes de la nef sont en brique. L’église San Francisco borde deux côtés de la place éponyme et il fait bon se pauser sur ses bancs et profiter du calme qui se dégage de cet endroit.

Eglises San Juan Bautista de Yanahuara

Cette église, construite en sillar, a été achevée en 1750. Sa façade, de style baroque métis, est remarquable.

A l’intérieur, on peut remarquer le choeur en bois sculpté ainsi qu’un autel baroque en bois doré avec la figure de la Vierge du Rosaire entre Santa Catalina de Siena et la célèbre Santa Rosa de Lima.

La Casa Goyeneche

Occupée maintenant par la banque du Pérou, ce palais du XVIII ème siècle, longtemps propriété de l’archevêque d’Arequipa, mérite une visite.

Nous y avons vu une exposition de céramique précolombiennes, représentant les grandes cultures péruviennes (Mochica, Nazca, Huari, Vicùs…)

Une autre salle, très bien présentée, est consacrée à la peinture religieuse principalement de l’école de Cusco. Nous avons été surpris de la toile représentant la Trinité aux trois Christ.

Enfin dans une dernière salle, une exposition numismatique nous présente des monnaies, anciennes et récentes (nous sommes dans une banque quand même !).

La présentation nous permet de découvrir, conjointement, et les différentes régions du Pérou, et son histoire depuis l’apparition des premières pièces.

Autres Eglises : San Agustin et Santo Domingo

Santo Domingo fut complètement détruite par un tremblement de terre et reconstruite. Les seules parties datant du XVII ème siècle sont la tour et le portail du style baroque métissé.

San Agustin fut également complètement détruite par le séisme de 1868 et reconstruite à l’identique. Elle possède une magnifique façade sculptée.

Monastère de la Recoleta

Le monastère a été construit en 1648 par les Franciscains. Il est composé de quatre cloîtres. Seuls deux sont entourés de piliers. Les salles ouvrant sur ces cloîtres ont été transformées en musée.

On découvre une salle ethnographique, une autre d’art religieux, un musée amazonien qui contient des objets que les missionnaires ont recueillis lors de leur séjour dans la jungle péruvienne, une salle de jouets, un musée d’art précolombien et un autre d’art religieux. On peut y ajouter une collection philatélique et une numismatique.

Mais ce qui nous a impressionné, c’est la bibliothèque. Elle contient, selon les sources, entre 20 000 et 30 000 volumes dont les plus anciens sont des incunables datant de 1494 !

N’oublions pas l’église, de couleur rouge, avec un fin clocher très élancé. Nous y sommes montés par un escalier en colimaçon (un peu poussiéreux) qui vous emmène à la base des cloches. Vous pouvez d’ailleurs, si le cœur vous en dit, les sonner (les cloches !).

Ce monastère est très agréable, de plus, il y a peu de monde. En revanche, l’ensemble mériterait d’être un peu dépoussiéré et modernisé.

Museo Santuarios Andinos

Sacrifices humains chez les Incas

Outre les cinq salles consacrée aux céramiques, aux matériaux organiques, aux textiles, aux métaux et à la bio-archéologie, nous découvrons une cérémonie inca appelée le « Capac Cocha » (la cérémonie de l’eau). Elle était pratiquée au sommet des montagnes auxquelles les Incas offraient des objets, de la Chicha, des repas et… des enfants !!!

Cette cérémonie avait lieu tous les quatre à sept ans. Elle commençait à Cusco et l’Inca décidait dans quel « Apu » (montagne sacrée), les enfants devaient être sacrifiés.

Ensuite, les enfants accompagnés de tout un entourage partaient pour la montagne sacrée. Après un voyage qui pouvait durer plusieurs mois, ils arrivaient au pied de la montagne.

C’est au sommet de celle-ci, en offrande à leur dieux, que les prêtres faisaient boire de la Chicha et des plantes hallucinogènes aux enfants. Une fois endormis, ils étaient sacrifiés !!!

Le 8 septembre 1995, l’éruption d’un volcan, le Sabancaya, a provoqué la fonte d’une partie du glacier de l’Ampato. C’est alors que le corps d’une jeune fille congelée depuis plus de 500 ans a été découvert dans les glaces du cratère d’Ampato près d’Arequipa à environ 6 300 mètres d’altitude. D’autres corps ont ensuite été découverts sur d’autres montagnes et notamment en Argentine, sur la montagne Llullaillaco à 6739 m d’altitude. 

Pourquoi de tels sacrifices ? Sans doute, les Incas espéraient conjurer les catastrophes naturelles en s’attirant la bienveillance des divinités des montagnes.

On peut voir, dans le musée, le corps de Juanita conservé dans un caisson transparent à -20°C.

Il n’y a pas d’album photos car celles-ci ne sont pas autorisées dans ce musée !

Marché San Camilo

Un marché d’Amérique du Sud, animé, coloré, varié… Des étals de fromages, de viande, de poissons, d’herbes médicinales et de superbes pyramides de fruits.

On peut y boire des jus de fruits frais. Il y a un tel choix qu’il est difficile de se décider. Finalement, nous avons opté pour un jus de chirimoya, excellent. !

Le chirimoya

Mais ce qui nous a vraiment impressionné, c’est le nombre de variétés de pommes de terre. Il paraîtrait qu’il y en aurait pas loin de 4000 au Pérou !!!

Vidéo : Au marché San Camilo

Mirador de Yanahuara

Outre les belles vues sur Arequipa et la présence de l’église San Juan Bautista, c’était la fête ce dimanche sur la place de Yanahuara.

Grillades, gâteaux, spécialités locales… de quoi se sustenter sur des tables installées à l’ombre des magnifiques palmiers.


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  1. Bruno LITWIN

    Bon anniversaire Lionel !

  2. Danielle

    Coucou les voisins pédaleurs . Joyeux anniversaire Lionel avec un peu de retard. Que c’est beau ! Vous êtes dans un pays lointain et moi j’ai craqué sur la marchande de fruits. Miam, je serais bien resté à côté de la dame pour manger ses fruits. Et oui je ne pense qu’à ça ! Profitez bien du temps qu’il vous reste. De gros bisous 😚

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