Voyages à vélo

De Flims au col de Livigno

Du 2 au 5 août

Itinéraire

Flims

Flims est un village des Grisons, station de ski l’hiver et paradis du VTT et de la randonnée en été.

Flims compte quatre lacs, dont le plus connu s’appelle Lag la Cauma. En été, il attire un grand nombre de touristes qui s’y baignent. Mais… il faut payer pour en profiter.

Le lac est dans une cuvette, alors pour éviter aux touristes de remonter à pied, on a construit un funiculaire gratuit (si ! si !) !!

Vous remarquerez le « réfrigérateur » rustique et écologique du camping ! A propos d’écologie, nous avons deux panneaux solaires que nous utilisons pour recharger portables, batteries d’appareils photos, feux rouges, frontales car nous ne trouvons pas toujours des prises à proximité de notre tente !

Très pratiques, pas lourds et faciles d’utilisation, ces panneaux nous sont devenus indispensables !

De Flims à jusqu’au camping de Morteratsch

De Flims, nous gagnons Thusis via Trins et Reichenau. A partir de Reichenau, la route est calme grâce à l’autoroute parallèle.

Entre Thusis et Tiefencastel, la route est très dangereuse pour les vélos : nombreux et longs tunnels sans aménagements particuliers pour les vélos. On nous déconseille fortement de l’utiliser. Alors ce sera le train.

Une nouvelle expérience, le train – vélo en Suisse. Le quai et le plancher des wagons sont au même niveau, ce qui est très pratique pour mettre les vélos dans le train : pas besoin de les décharger !

Par contre, nous ne voyons pas grand chose du paysage, la majorité de la voie passe dans des tunnels !

Nous gagnons Filisur et son camping, sur une route peu pentue. Cette route nous emmène au col d’Albula. Pas trop difficile au départ, cela se corse avec la première difficulté, trois kilomètres à 9% pour passer un verrou rocheux de la rivière Albula.

Suit une pente douce jusqu’au superbe village de Bergün.

Bergün est un village-rue typique. Des maisons de style engadin du XVIème  au XVIIIème siècle s’alignent de part et d’autre de la rue principale ascendante avec des sgraffites, des baies vitrées et des barreaux de fenêtres. 

Le sgraffite est un art visuel. La technique consiste à orner un revêtement de mortier d’un dessin gravé. L’artiste grave son trait dans une couche de chaux, appliquée en fine épaisseur sur un enduit noir. Tant que la couche est fraîche, on peut y appliquer des couleurs diverses.

Après cette petite halte, la montée reprend toujours sur du 8%, 9% ! La voie ferrée est omniprésente, malheureusement, nous ne sommes jamais au bon moment au bon endroit pour les photos !

La ligne de l’Albula est une ligne de chemin de fer située en Suisse, entre Thusis et Saint-Moritz dans le canton des Grisons. Elle emprunte la vallée de la rivière Albula. Son tracé est difficile et a nécessité la construction de 39 tunnels et 55 viaducs. Elle décrit plusieurs boucles dans quatre tunnels hélicoïdaux pour gagner de l’altitude. La ligne part de la gare de Thusis à 641 mètres d’altitude pour atteindre 1 815 mètres d’altitude au point culminant de la ligne dans le tunnel de l’Albula.

Elle a été construite en 1902 et 1904, électrifiée en 1919 et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008 (conjointement avec la ligne de la Bernina).

Ouf ! Un peu de plat relatif avant Preda, village en plein travaux et gare sur la ligne ferroviaire de l’Albula.

La montée reprend un peu plus calme, aux alentours de 6%, 7% (hormis le dernier kilomètre autour de 8%) jusqu’au sommet à 2312 m. Un peu de monde mais sans plus (ce n’est pas le Saint Gothard !).

Praticable depuis 1695, il comporte, comme sur de nombreux cols, un hospice à son sommet, autrefois destiné à héberger les voyageurs. 

Une très belle descente nous conduit à La Punt, village qui possède de très belles maisons.

La fin de la descente traverse une forêt de mélèzes. En effet, l’altitude de la vallée de Saint-Moritz est assez élevée aux alentours de 1700 m.

Nous retrouvons la grande route avec bien sûr la circulation et… le vent de face. Samedan possède deux campings. Nous choisissons celui situé au pied de la montée au col de la Bernina. COMPLETO ! Coup de téléphone au deuxième. COMPLETO !

Plus qu’une solution, le camping de Morteratsch à 7 km et 250 m de dénivelé plus haut, en espérant qu’il ne soit pas « completo » ! En effet, le bivouac est très mal perçu en Suisse et strictement interdit dans cette vallée !

Un accueil très agréable dans ce camping ! Et, soulagement, on nous trouve une petite place au milieu d’un bois, près d’un lac avec vue sur les glaciers, très plaisant !

Du camping de Morteratsch au Col de Livigno

Une superbe étape avec glaciers, petit train, beaux paysages, pentes modérées et le soleil ! Un très beau cadeau d’anniversaire pour Lionel qui a 72 ans aujourd’hui ! Que demander de plus !!! Peut-être un peu moins de circulation ?

La ligne ferroviaire de la Bernina relie la station de montagne suisse de Saint-Moritz, dans le canton des Grisons, à la commune italienne de Tirano, en passant par le col de la Bernina. Elle est considérée comme le chemin de fer par adhérence le plus élevé dans les Alpes, et, avec un maximum de 7 % de pente, l’un des chemins de fer par adhérence les plus pentus du monde.

La première partie de la ligne fut ouverte en 1908 et dans son intégralité en 1910. On choisit dès le départ la traction électrique à courant continu.

C’est au terminus de la ligne de l’Albula, à Saint-Moritz, que débute la ligne de la Bernina. Le train quitte la gare par l’Est et passe sur un viaduc de 64 mètres de long qui franchit l’Inn. Il traverse le tunnel de Charnadüra II, long de 689 m, qui est le tunnel le plus long de tout l’itinéraire. Jusqu’à la gare d’Ospizio Bernina, le train ne cesse de monter sans interruption.

La gare d’Ospizio Bernina est située à 22 kilomètres du point de départ de la ligne ; elle est à une altitude de 2 253 m, point culminant de la ligne.

Cette ligne est classée avec celle de l’Albula au patrimoine mondial de l’UNESCO comme déjà écrit plus haut !

Surprise, arrivés à « l’Ospizio Bernina », ce n’est pas le sommet, il faut encore monter une petite rampe pour atteindre les 2328 m !

Quatre kilomètres de descente et nous entamons la montée au col de Livigno situé à 2315 m. Une montée courte de quatre kilomètres MAIS, car il y a un MAIS, avec une rampe de deux kilomètres dont les pentes oscillent entre 7% et 11%, ça tire !

Au sommet, nous sommes en Italie !

  1. Danielle

    Coucou les voisins pédaleurs. Je viens de regarder vos dernières photos c’est superbe. Dommage que parfois la circulation soit trop dense. Ici nous allons bien. Marie a fini les tomates ce matin. Ouf pour elle. Il fait toujours aussi chaud ça devient très dur. Je vous fais de gros bisous. 🥰

  2. jacques suzzarini

    Et les photos de trains c’ est pour moi :^) Les Grisons c’ est ma région de Suisse préférée, avec son architecture unique entre autres…
    Les travaux à la gare de Preda c’ est pour le percement du tunnel ferroviaire qui remplacera l’ ancien en mauvais état, à l’ époque déjà les difficultés géologiques avaient mené l ‘ entrepreneur à la faillite ! l’ ouverture est pour bientôt..
    Par rapport à mon souvenir les glaciers en ont pris encore un bon coup, la Bernina a beau dépasser les 4000 la région est très à l intérieur des Alpes et du coup assez sèche en moyenne, ça n’ arrange rien.. tout ça fait bien envie !!

  3. Michele

    oui Jacques ils nous font envie Laure et Lionnel. Encore des photos magnifiques, des commentaires intéressants, alors oui on voyage avec eux.
    J’aime, j’aime, j’aime
    la photo avec reflet dans le lac d’un nuage à la forme très particulière.
    la photo avec reflet dans l’eau d’une montagne.
    le papillon, c’est de toi Laure?
    à THUSIS, ils ont volé l’emblème du Portugal : le coq…
    le saune, le réfrigérateur écolo, les trains.
    merciiiii biiiissseeessssss

  4. Gicquel Jean-Pierre

    Bonjour les amis, merci pour le voyage, c’est toujours un plaisir de vous suivre. Bon anniversaire Lionel, Marie-Noëlle a fêté également ses 72 années hier, le 9. Nous étions à Pornichet, un peu plus de monde, un peu moins sauvage, mais entourés de nos enfants et petits-enfants c’était un bon moment. Bravo encore pour vos performances vélo … j’ai honte d’être passé à l’électrique cet été, mais je pédale toujours ! Bises.

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