Voyages à vélo

De Caldaro au Col de Splügen

Du 17 au 23 août

Itinéraire

De Caldaro à Ossana

Après avoir longé les vignes pendant quelques kilomètres, nous entamons la grimpée vers le col de Mendola.

La pente est très régulière donc une montée agréable si ce n’est un ballet incessant de motos, du jamais vu !

Au sommet, à 1363 m, où arrive un funiculaire, fleurissent un grand nombre de magasins de sport et de restaurants. A l’office du tourisme, une personne fort sympathique nous indique un itinéraire cyclable pour remonter le Val de Sole. Ce sera pour demain.

La construction de la route du col dura 5 ans, de 1880 à 1885. En 1886, l’ancienne ferme Mendelhof, propriété des comtes de Thoune pendant des siècles, fut transformée en hôtel et spa.

Station thermale, le col devint rapidement une destination de vacances réputée très appréciée de la noblesse de toute l’Europe : François-Joseph Ier, empereur d’Autriche, séjourna à Mendola en 1903. La Première Guerre mondiale a mis un terme brutal aux activités thermales.

Nous descendons au camping de Sarnico mais vu le prix (58 euros) et l’allure de l’endroit, nous irons ailleurs ! Oui, mais le « ailleurs » se trouve à Dimaro à 39 km.

Nous parcourons sans trop s’arrêter le Val di Non, où l’on cultive la vigne et les pommes, et empruntons la piste cyclable du Val de Sole prévue demain.

Une belle piste, plutôt voie verte car certains tronçons sont ouverts à la circulation (pratiquement inexistante). Nous arrivons au camping à 18 h.

Ce matin, il pleut et nous sommes bloqués dans ce camping pas très bien aménagé pour les campeurs. Par contre, les voisins sont fort sympathiques.

Heureusement, notre tente est suffisamment vaste pour nous abriter avec nos fauteuils et notre petite table. On peut même y manger ce qui est très appréciable.

Dimaro est un haut lieu du rafting et le mauvais temps n’empêche pas les sorties.

Val de Sole n’est pas, comme on pourrait le penser, le Val du Soleil.

L’étymologie du nom de Sole vient probablement de la déesse celtique de l’eau Sulis que les Romains ont appelé Minerve. Ceci est corroboré par l’existence de sources thermales encore de nos jours dans la vallée à Peio et Rabbi.

Le lendemain, le temps est toujours moyen et nous filons vers le village d’Ossana et son château. Petite étape mais vu la météo !!!

Pendant que Lionel s’occupe du site, Laure fait des courses et visite le château San Michele.

Château San Michele à Ossana

De Ossana à Colico

Nous montons vers le col de Tonale sur une pente bien régulière et nous en profitons pour admirer montagnes et glaciers.

À la fin du Moyen Âge le Tonale était un point de passage international très important. L’importance du Tonale d’autrefois est rappelé par la présence d’un hospice (1 971 m) au nord-est du col lui-même.

De 1854 à 1856 l’ancien sentier muletier est remplacé par une route moderne qui est initialement construite pour des questions principalement militaires.

Le col a servi de frontière entre la Lombardie à l’ouest et le Tyrol à l’est. Le col a marqué la frontière entre l’Italie et le Tyrol jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale en 1918 date où le Tyrol du Sud est devenu italien.

Au sommet, à 1883 m, c’est la station du Val de Sole. C’est grand, pas très beau et il y a même des immeubles ! Ici, de nombreuses remontées mécaniques montent randonneurs, vététistes et touristes vers les sommets.

Après notre petit café journalier, une belle descente nous conduit à l’entrée du Val Zozzine. De là, démarre une piste cyclable qui nous emmène au village d’Edolo, fin de cette étape.

Cette piste est particulièrement agréable. Elle serpente entre les champs, monte et descend en forêt, emprunte parfois de petites routes, c’est très varié ! De plus, elle est très correctement balisée et est nettement descendante. Comme les paysans travaillent dans les champs, ça sent bon les foins.

Aujourd’hui, une montée facile au col d’Aprica (1172 m) nous conduit à la station éponyme. Station qui n’a rien d’enthousiasmant. La descente, dans le val Camonica, sur une très belle route, est pratiquement tout le temps à l’ombre et nous n’avons pas bien chaud.

A Tresenda, nous récupérons le sentier Valtellina. Une piste cyclable qui relie Bormio à Colico sur 114 km ! Nous allons la parcourir de Tresenda à Colico sur 80 km environ !!!

Bon, c’est plat, mais cette piste n’est jamais ennuyeuse. Au bord de l’eau, dans les bois, le long de champs de maïs, dans des petits villages… c’est une grande variété de paysages d’autant que, souvent, nous pouvons admirer les montagnes environnantes.

Nous traversons un nombre impressionnant de ponts, en bois, en métal, quelquefois simple passerelle…

Une très jolie piste accessible à tous asphaltée pratiquement tout le long qui suit peu ou prou la rivière Adda !

Sur le Sentiero Valtellina

Et, cerise sur le gâteau, elle aboutit à Colico sur les rives du superbe lac de Côme.

Avec une profondeur maximale de 418 m, un pourtour de 170 km et une superficie de 145 km2, Le lac de Côme est l’un des plus importants lacs italiens2.

Le lac a la forme d’un « Y » renversé dont chaque branche a sa ville principale : Côme pour la branche sud-ouest, Lecco pour la branche sud-est et Colico pour la branche nord.

Situé au débouché de la Valteline, il est traversé par l’Adda, affluent du Pô.

Lieu fréquenté par les aristocrates depuis l’époque romaine, le lac est toujours une destination touristique privilégiée. 

De Colico au col de Splügen

Retour sur le sentier Valtellina dans l’autre sens pour rejoindre l’itinéraire de Chiavenna sur une route bien encombrée. Chiavenna, au pied du col de Splügen, étant à 32 km, cela promet.

Et puis, « Pista Cyclabile Valchiavenna », extraordinaire ! Une piste cyclable qui, sur piste propre ou petites routes tranquilles, nous emmène à Chiavenna en longeant au départ le lac de Mezzola et… qui évite les grandes routes !

Très beau village que Chiavenna. Beaucoup de touristes mais c’est vraiment joli et nous y passons un bon moment !

Malheureusement, il n’y a pas de camping à Chiavenna, il faut se rendre à Campodolcino 14 km plus haut et grimper 850 m de dénivelé sur la route du col de Splügen avec un vent… de face évidemment !

Dans la montée du Splügen vers Campodolcino

Jusqu’au col, que nous ne franchirons que demain, il y a 51 lacets (plus qu’au Stelvio), cela promet une belle montée.

Deuxième partie de notre montée au col de Splügen. La pente est très raide durant plusieurs kilomètres et quelques galeries et tunnels viennent pimenter tout ça mais que de jolis points de vue !

Une petite pause (c’est plat !) le long du lac de Montespluga dont le niveau est vraiment très bas !

Au village du même nom, nous nous offrons un café et attaquons la dernière rampe de 3 km. Pas grand monde au col et pour cause, il n’y a ni bars, ni boutiques de souvenirs.

Arrivée de Laure au sommet du col de Splügen à 2114 m !

Cette route, comme celle du Julier à l’est, était déjà utilisée par les Romains. Au Moyen Âge, elle est devenue moins importante. Sous le règne des Trois Ligues, à partir de 1473, la voie au col du Splügen a été largement remise en état.

À partir de 1818, le tracé actuel a été construit sur l’ordre des Autrichiens. La routeé ouverte en 1823, a une longueur de 39 kilomètres et une forte déclivité.

Pour protéger les voyageurs, les transporteurs et les charretiers, plusieurs maisons routières et galeries de protection ont été construites.

Un bien joli col mais une montée bien raide !


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  1. Danielle

    Coucou les voisins pédaleurs. Je vois que vous progressez bien. Vous avez l’air de vous régaler. C’est toujours aussi agréable de vous suivre. Que de beaux paysages. Ici la vie s’écoule paisiblement. Il fait beaucoup moins chaud ce qui nous permet de mieux vivre. J’ai un petit compagnon, un petit chat roux avec qui vous ferez connaissance quand vous rentrerez. Il est petit et si gentil. A part cela tout le monde va bien. Je vous embrasse. Bonne continuation. BISOUS 😚 DE DIGNE

  2. Michele Brocvielle

    Bonjour les z’amis
    je viens de passer une heure agréable en votre compagnie, j’avais du retard dans les mises à jour de votre périple.
    après trois jours en Ardèche avec les anciens du gums partis vivre leur vie ailleurs, et les toujours gumistes, week end intense très agréable, retour à Annecy. L’été est bien toujours là et les températures encore chaudes mais plus supportables.
    Je vais vous envoyer quelques photos et je vous transmets le bonjour de tous ceux que vous connaissez.

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