2 L à vélo

Voyage à vélo en Amérique du Sud

De Quito à Banos

Du 3 au 11 juillet

Après Quito, direction le Cotopaxi. A partir de Machichi, nous rejoignons l’entrée nord du parc. Après une courte descente sur bitume, c’est la piste et quelle piste. Des pavés disjoints sur lesquels il est bien difficile de pédaler, on rebondit, le vélo fait un peu ce qu’il veut et dès que la pente se redresse, il faut pousser. Et cela dure pendant 20 km. S’en suit une piste de sable et cailloux pas bien roulante non plus !

Et puis, le Cotopaxi apparaît, superbe. C’est le volcan actif le plus haut du monde. Sa dernière éruption date de 2015. C’est tellement beau que nous plantons notre tente face au géant à 3800 m. Le ciel est tout étoilé pendant la nuit mais notre volcan se couvre de nuages au lever du jour, alors tant pis pour les belles lumières du matin. Puis, il se découvre pour nous accompagner sur notre deuxième jour.

C’était un emplacement de bivouac fabuleux mais notre filtre à eau a donné des signes de faiblesse et le briquet pour allumer le réchaud ne fonctionne plus, ça gâche un peu. Manger froid à 3800 m, c’est un peu juste.

Nous rejoignons une large piste gravillonnée qui se transforme en bitume superbe puis ce sera la Panam que nous suivrons jusqu’à Latacunga où nous resterons le lendemain, Lionel ne se sentant pas trop bien !

Après cette pause forcée, direction Zumbahua. La route, très belle et très bien tracée, nous fait passer un col à 4008 m (le premier pour nous au-dessus des 4000 m). Il n’y fait pas bien chaud et il y souffle un vent fort bien froid ! Zumbahua est encore loin et nous, éternels optimistes, comptions sur un belle descente. Mais nous sommes en Equateur et il y aura plusieurs remontées. Finalement nous arriverons bien tard aux alentours de 17 h 30 (rappelez-vous, la nuit tombe vers 18 h 15).

Zumbahua n’est qu’à 13 km de la lagune du Quilitoa. En chemin, nous rencontrons deux cyclocampeurs roumains ( Mikaëla et Radu) qui se rendent au Pérou dans les Cordillères. Les paysages sont superbes et les gens s’activent dans les champs. Malgré quelques tracteurs récents, la plupart du travail se fait à la main sur des pentes impressionnantes. De plus, il souffle un vent très, très fort et il fait bien froid. Le contraste est saisissant en arrivant à la lagune. Des touristes avec sacs à dos et perches à selfies, des hôtels et restaurants dont certains de bon standing, des boutiques de ventes de bonnets, ponchos, bracelets… bref un lieu touristique à souhait. Il est vrai que la lagune qui occupe le fond d’un cratère est magnifique avec ses eaux bleues ou vertes selon l’éclairage. Par contre, le vent souffle ici très violemment et nous sortirons gros gants et doudounes pour la descente !

Le retour sur Pujili se fera sous un vent très violent, surtout après le col de 4000 m, et nous aurons quelquefois bien du mal à maintenir nos vélos. Dans certaines descentes, avec le vent de face, nous sommes obligés de pédaler pour avancer, si, si !!!

L’arrivée à Pujili sera bien agréable, le vent est bien moins fort et la température plaisante. Pujili est un gros village, propre et très animé, notamment la place du marché où l’on mange à toute heure !

De Pujili à Ambato, nous décidons, pour éviter un peu la Panam, de passer par le village de Casambaya. Le début est enchanteur ! La route est bordée d’aloés dominées par des eucalyptus, de chaque côté s’étendent des cultures maraîchères et le ciel est bleu. Et puis, la route plonge dans un canyon et ça descend, ça descend… oui mais en Equateur, question relief, tout se paie et ça remonte, ça remonte… dur, jusqu’au village de Casambaya ! Ouf ! Maintenant, cela doit redescendre tranquillement jusqu’à la Panam ! Erreur, la route est en travaux et ce sera montées et descentes sur pistes avec poussière, boue, camions, bus et 4X4, que du bonheur ! Finalement, nous serons contents (enfin presque) de rejoindre la Panam que nous suivrons jusqu’à Ambato, grande ville très pentue, nous sommes en Equateur, non ?

A partir d’Ambato, plusieurs possibilités d’itinéraires s’offraient à nous. Nous avons choisi, après plusieurs jours dans la sierra (partie andine du pays) de descendre en Oriente (partie amazonienne). Donc, nous descendons vers Banos et ses thermes d’eau chaude (issue du volcan Tungurahua, 5023 m). Laure se trempera les pieds dans la piscine d’eau très chaude… dit-elle !

Nous sommes maintenant à une altitude de 1800 m, il fait bien plus chaud et nous allons descendre encore !!!

  1. Pascal

    Salut les gros mollets,

    Vraiment, je ne comprends pas, ça devrait descendre tout le long maintenant que vous avez passé l’équateur…!?
    Un petit reproche tout de même, vous auriez dû interdire l’accès au blog à ceux qui bossent encore, comment voulez-vous après ça ne pas y aller encore plus à reculons?

    Que le plaisir continue de vous accompagner….

  2. Gérard LOEUILLET

    Les photos sont toujours aussi superbes, et je me dis: « Comme c’est beau. J’aimerais y être… ». Mais la lecture de vos compte-rendus montre que ce n’est pas tout « rose »: vous avez votre compte de bonnes « bavantes » ! Alors je vous accompagne… par la pensée seulement, ne m’en voulez pas . Bon courage.

  3. michele brocvielle

    tien mais il y a aussi des pavés, comme duns ch’nord!…
    que de paysages fabuleux, époustouflants même
    comme dit Pascal, ceux qui bossent encore ne doivent surtout pas regarder votre blog, pas tout de suite, plus tard!..
    Laure je te trouve très bonne mine, et si Lionnel n’est pas très bien, il arrive à sourire donc j’espère qu’il va mieux, de jour en jour.
    bbbbbbbbbbbiiiiiiiiiiiiissssssssseeeeeeeeeeeessssssssssss

  4. jean luc

    que c’est beau et quelle aventure !

    biz à vous deux

  5. regine et michel

    coucou
    vous avez l’air en pleine forme, remplis de globules rouges
    vous ne parlez jamais des toutous qui vous courent après ? ils sont trop fatigués d’avoir courus après jean françois et sylvie ?
    bonne continuation
    bizzz

  6. Gothon martine

    Souvenirs souvenirs ! Pour moi le Cotopaxi c’était en 1998, avec piolet et crampons. Une belle course mais seulement quelques minutes de visibilité au sommet
    D’après vos photos, les routes empierrées ne sont pas très accueillantes : il faut avoir bon pneu, bon œil et bon dos ! Bravo, Je vous admire. Vous êtes trop forts !

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