
Du 23 au 27 mars 2025
Nous avons quitté Bangkok quelques jours avant le tremblement de terre ! Encore une partie en bus entre Bangkok et Surat Thani. Et même avec le temps gagné, ce sera limite pour parcourir le sud de la Thaïlande.
Itinéraire
212 km
De Surat Thani à Ban Ta Khun
Surat Thani, petite ville sans grand intérêt. Un quai sur la rivière, quelques bateaux de marchandises pour les îles, un marché du soir, une horloge originale, pour le reste rien de particulier !



Pour rejoindre les îles au large, il faut rallier l’embarcadère à… 60 km de la ville. Ajouter le retour, plus le temps passé sur les îles, il nous faut au moins quatre jours. Trop long, nous verrons des îles ailleurs !
Nous quittons la ville par une agréable petite route bordée de plantations d’hévéas et de palmiers à huile. C’est beau, c’est calme !

Mais nous rejoignons la grande route et retrouvons une quatre voies et sa circulation. Pas grand chose à voir sur cette partie de route.

Mais, bientôt, apparaissent au loin les silhouettes de quelques montagnes. Les paysages embellissent et la route alterne alors montées et descentes !
Une fin d’étape tranquille qui nous conduit à Ban Ta Khun, un gros village proche du lac Cheow Lan !
Découverte du lac de Cheow Lan
Une douzaine de kilomètres depuis Ban Ta Khun, un billet pour le parc, un autre pour le bateau et nous voici sur un « longtail boat » pour un balade sur le lac de Cheow Lan.

Le Lac Cheow Lan (Chiao Lan ), ou réservoir du barrage Rajjaprabha,
se trouve dans le parc national de Khao Sok, dans la province de Surat Thani. Il s’agit d’un lac artificiel de 185 kilomètres carrés , inauguré en 1987 avec la construction du barrage de Rajjaprabha.

Superbe ce lac d’où émergent des pitons karstiques qui font (un peu) penser à la baie de Lan Ha au Viet Nam.
Une matinée à naviguer dans les différents « recoins » du lac, dans ces eaux dont la couleur, qui varie du vert au bleu, met en valeur le sable ocre des îles, où les montagnes émergent et pointent vers le ciel, où la végétation luxuriante des rives accentue le côté sauvage.

Un moment très agréable d’autant que ce matin, les bateaux de touristes ne sont pas bien nombreux et le lac est bien calme !
De Ban Ta Khun à Khao Lak
Encore une route à quatre voies, une grosse circulation, c’est le début de l’étape. Et puis, après la bifurcation, la route passe à deux voies, la circulation se calme et les paysages deviennent plaisants.
Elle est très belle cette route 401 ici ! Non seulement le revêtement mais aussi l’environnement.

Des arbres immenses occupent les côtés de la route, route bordée de plantations de palmier à huile, d’hévéas. Nous avons même vu de la canne à sucre, des ananas et bien sûr des bananiers !

Le palmier à huile en Thaïlande est principalement cultivé dans le sud du pays. Cet arbre produit des fruits qui poussent en grosses grappes sphériques pesant entre 10 et 40 kg.
L’huile de palme est extraite de la pulpe du fruits qui contient environ 50 % de lipides.

La Thaïlande est le troisième producteur mondial d’huile de palme. Si l’huile de palme présente des avantages économiques indéniables : hauts rendements, faible coût de revient… Son exploitation massive est catastrophique pour l’environnement : déforestations massives, destruction de la biodiversité, appauvrissement des sols, pollution et contribution au réchauffement climatique…
Ce matin, le brouillard nous enveloppe et l’humidité suinte. Il paraît que nous sommes dans la région la plus humide de Thaïlande !
Nous commençons par une belle montée. Les appareils photo saisissent ces paysages noyés dans la brume !


Plusieurs attractions « éléphantesques » sur le bord de la route. Dans l’une, on monte même sur le dos des éléphants !
Une route tranquille nous évite une partie de quatre voies. C’est calme et agréable. Nous profitons d’un pédalage plaisant sans avoir l’œil rivé au rétroviseur !

Mais cela ne dure qu’un temps (trop court) ! Voici le retour de notre quatre voies ! Elle nous emmène à Khao Lak entre scooters, voitures, camions, c’en est fini de la tranquillité !
Khao Lak, ville tout en longueur, au bord de la mer d’Andaman, ne présente pas beaucoup d’intérêt si ce n’est la plage ! On y trouve pléthore d’hôtels et restaurants et un nombre important de touristes, principalement occidentaux !
De belles couleurs au coucher du soleil même si le soleil se cache volontiers derrière quelques nuages.

Rencontre avec des éléphants
Ce matin, nous allons rencontrer ce gros animal qu’est l’éléphant. Laure en rêvait depuis un bon moment ! Nous allons passer trois heures avec les trois éléphants de ce sanctuaire.

Pourquoi sanctuaire ? peut-être parce qu’ici, les éléphants ne sont pas attachés, ne transportent personne sur leur dos et ne font pas des singeries (éléphanteries ?) pour touristes.

Nous ne sommes que quatre ce matin. Nous prenons contact avec les animaux en les nourrissant un peu avec, surtout, des feuilles et des troncs de bananiers.
C’est incroyable l’habileté de leur trompe et notamment du « doigt » qu’elle a à l’extrémité !
Ce sont de gros animaux mais assez placides d’autant que ceux-ci sont habitués à l’homme.
Nous allons dans une plantation voisine où nous coupons quelques bananiers. ces animaux ont besoin de 300 kg de nourriture par jour !!!


Suivra une promenade avec nos trois mastodontes qui trouvent le moyen de se couvrir de poussière.
Non pas qu’ils soient sales mais c’est un moyen de combattre la chaleur mais aussi les insectes et les parasites.
En fin de promenade, ils ont droit à une récompense : des bananes et ça, visiblement, ils adorent !!!

Au retour, ils se couvrent d’eau boueuse. Cela régule la température de leur corps et protège leur peau du soleil. Là, ils sont moins beaux à voir !!!
Un beau moment, une belle découverte et, nous pouvons dire, une rencontre bien sympathique avec ces animaux.

C’est vrai que, même dans un endroit où les animaux sont protégés, les touristes sont nécessaires actuellement, car cela coûte cher d’entretenir un éléphant !
Itinéraire général depuis le début du voyage
Afin que vous puissiez savoir où nous nous trouvons par rapport au reste de l’itinéraire déjà parcouru, nous mettrons à chaque publication la carte idoine !
7320 km
Brocvielle Michèle
Je comprendrais si vous décidiez de ne pas rentrer
Gloups
Bises
Danielle
Coucou les voisins pédaleurs. Le voyage continu avec toujours de belles choses à voir.
Vous avez commencé votre voyage en échappant à un typhon puis vous évitez un tremblement de terre. Pour couronner le tout il y a une fuite de gazoduc en Malaisie vers où vous vous rendez. J’ai hâte que vous rentriez !
Prenez soin de vous
Des bisous 😚