Voyages à vélo

Du col de Splügen à Brig

Du 23 au 28 août

Itinéraire

Du col de Splügen au village de Splügen

Une descente extraordinaire sur de très beaux lacets dans des paysages superbes, que demander de mieux !

Nous arrivons au très beau village de Splügen. Il faut savoir que le centre du village est reconnu comme « Bien culturel suisse d’importance nationale ».

Nous nous installons au camping de Splügen. Un très beau camping, très pratique pour des campeurs. Une salle avec prises électriques où l’on peut être tranquille, une autre salle avec plaques de cuisson, eau, réfrigérateur, tables et chaises. Idéal en cas de temps incertain ou de températures un peu fraîches !

Après l’ouverture du tunnel de San Bernardino en 1967, Splügen est devenu une destination touristique notamment pour les sports d’hiver.

Mais c’est aussi une commune rurale où l’élevage participe grandement à la vie économique locale.

Quelques photos de notre installation dans le très plaisant camping de Splügen. Vous remarquerez que nous avons deux fauteuils et une petite table. Des fauteuils bien agréables pour se détendre à la fin de l’étape et une table bien pratique pour poser la nourriture sans se préoccuper des fourmis !

De Splügen à Bellinzona

Quelle belle vallée que celle-ci ! Vallée où il fait bon respirer l’odeur des foins fraîchement coupés.

Nous traversons les jolis villages d’Hinterrhein et de Nufenen et nous voici au pied du col de San Bernardino.

La première partie de cette montée se déroule en forêt sur des lacets très bien tracés avec des pentes raisonnables. La circulation est faible car il existe un tunnel sous le col et une voie rapide sur l’autre versant.

La suite nous emmène dans un univers plus minéral de polis glaciaires, toujours sur des lacets, jusqu’au col à 2066 m. Une montée extrêmement agréable !

Au col, peu de monde ! Dommage pour un si joli col ! Au sommet, un lac, un café (ancien hospice pour abriter les voyageurs) où nous aurions volontiers pris une boisson si l’on avait daigné nous servir !!!

Au sommet du col

La route, ouverte entre 1821 et 1823, a une longueur de 60 kilomètres. Le col a été parcouru par les routes historiques. La route romaine et médiévale, les routes commerciales de 1768 et 1820 sont classés comme « Bien culturel suisse d’importance nationale« .

Un tunnel routier, le tunnel du San Bernardino, ouvert en 1967, a été construit sous le col.

Si la montée est un vrai bonheur, la descente jusqu’au village de San Bernardino est un enchantement. Un enchaînement de lacets sur une route au superbe revêtement dans des paysages magnifiques.

Encore un beau village de montagne que San Bernardino. Ce petit lieu de villégiature offre de nombreuses possibilités de randonnées et de sports d’hiver.

La descente continue, toujours sans circulation, et nous nous régalons tant au niveau du pédalage que des photos. Petit à petit, la pente se calme et nous arrivons tranquillement à Bellinzona.

Comme vous pouvez le voir sur la dernière photo de l’album, nous mangeons autre chose que des pâtes contrairement à ce qu’on pense souvent. Les salades de Laure sont aussi bonnes qu’elles sont colorées !

De Bellinzona à Santa Maria Maggiore

C’est par des pistes cyclables agréables et tranquilles que nous gagnons le lac Majeur et Locarno. Il est très agréable de longer le lac même si le soleil n’est pas très présent ce matin.

Locarno est une destination touristique renommée, grâce à la présence du lac et au microclimat qui permet à la végétation méditerranéenne de prospérer.

Les premiers colonies d’habitation de Locarno remontent à la préhistoire. Le peuplement s’est intensifié durant l’âge du fer.

De 1821 à 1881, Locarno a été, avec Lugano et Bellinzone, la capitale tournante du canton du Tessin.

La ville de Locarno est également célèbre pour son « Pacte de Locarno » entre la France et l’Allemagne. En 1919, suite à la Première Guerre mondiale, l’Allemagne est contrainte, lors du traité de Versailles, de payer des réparations à la France que l’Allemagne a des difficultés à honorer. En 1925, les ministres des affaires étrangères français et allemand, Aristide Briand et Gustav Stresemann. décident, à Locarno, d’un aménagement des réparations, c’est le pacte de Locarno.

Sous la conduite de Laure, nous gagnons le village de Golino. Là, nous apercevons tout là-haut Intagna, autre village où nous devons passer. Deux lacets nous y conduisent sur des pentes infernales aux alentours de 14 % !!!

Nous continuons sur une route très plaisante, alternant montées et descentes, où circule un train (nous sommes en Suisse quand même !).

A Comedo, nous franchissons la frontière et nous voici de nouveau en Italie.

Et puis, c’est le village de Re et son imposante basilique dédiée à la Vierge de Sang. Une basilique impressionnante dont une partie date du XVIIème siècle et l’autre du XXème. Elle possède de très beaux vitraux modernes.

Le sanctuaire Madonne del Sangue est un sanctuaire marial sur la commune de Re. Dédié à la Sainte Vierge, il fut construit en 1494, là où il y aurait eu un miracle : une petite fresque de la Madonna Lactans fut frappée par une pierre et se serait mise à saigner.

Plus d’un siècle après le miracle, en 1627, l’évêque de Novara Carlo Bascapé inaugura le premier sanctuaire, bâti grâce à son initiative.

La basilique d’aujourd’hui en architecture néo-byzantine a été inaugurée le 5 août 1958. Dessinée par l’architecte Edoardo Collamarini, elle a été construite entièrement par des maçons et artisans locaux. Elle fut élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie XII en 1958.

Un faux-plat montant avec le vent, de face bien sûr, nous emmène à Santa Maria Maggiore. Encore un très beau village, touristique qui a la particularité d’accueillir tous les ans une rencontre de… ramoneurs ! C’est aussi le point culminant de la ligne de chemin de fer.

Santa Maria Maggiore

De Santa Maria Maggiore à Simplon-Dorf

Descente vers le village de Masera où débute la montée au col du Simplon. Une route calme qui nous évite le long tunnel de la route principale. Route principale que nous retrouvons malgré tout.

Après quelques tunnels et galeries, nous atteignons Iselle, village où nous quittons l’Italie pour retrouver la Suisse.

Cette partie de la montée, en Suisse, est truffée de galeries et tunnels. La circulation serait tout à fait gérable (nous sommes samedi et il n’y a pas de camions) mais… car il y a un MAIS !

Les travaux dans les galeries et tunnels. Nous ne pouvons circuler que sur une voie et le temps de passage dans le sens de la montée (le nôtre) est trop court ! Nous nous retrouvons donc avec des voitures derrière nous qui, ne pouvant nous doubler vu l’étroitesse de la voie, klaxonnent, et quelquefois des voitures face à nous ! Des passages extrêmement stressants !

Les voitures sont parties, à nous de foncer pour passer avant l’arrivée des véhicules en sens inverse !

Nous passons plus de temps que prévu dans cette partie de la montée et, comme nous ne « sortirons » pas le col ce soir, nous nous arrêtons au village de Simplon-Dorf. Comme il n’y a pas de camping, ce sera l’hôtel, une fois n’est pas coutume !!!

Ce très joli village à 1476 m d’altitude compte 300 habitants. Les agriculteurs sont huit dont sept élèvent des animaux pour la production de lait.

D’ailleurs, le village possède une laiterie qui produit d’excellents yaourts (nous avons goûté et aimé)! On y trouve aussi une boulangerie qui vend d’excellents pains et gâteaux (nous y avons aussi goûté !!!).

Une plaque rappelle que Napoléon a construit cette route et l’hôtel de la poste.

Nous avons couché à l’hôtel du Fletschhorn, nom du sommet qui domine la village du haut de ses 3996 m !

De Simplon-Dorf à Brig

Nous quittons Simplon-Dorf pour le col du Simplon. Comble de bonheur, la gérante de l’hôtel nous a indiqué une petite route qui, non seulement nous évite une interminable galerie, mais nous fait profiter de splendides paysages !

Les trois derniers kilomètres empruntent la grande route mais la circulation est raisonnable.

Col du Simplon, 2005 m !

La route a été construite entre 1801 et 1805 par l’ingénieur Nicolas Céard, sur l’ordre de Napoléon Bonaparte qui voulait ouvrir un passage pour son artillerie.

C’est aussi Napoléon qui, le 21 février 1801 décida la création d’un hospice en tout point semblable à celui du col du Grand-Saint-Bernard, parce qu’il avait beaucoup apprécié l’utilité de celui-ci. Mais à la chute de Napoléon, seul le premier étage avait été construit. La bâtisse resta en l’état jusqu’au milieu des années 1820 qui virent la reprise des travaux et leur achèvement en 1831.

Au début du XXème siècle, l’apparition de l’automobile et le percement du tunnel ferroviaire du Simplon transformèrent radicalement la fonction traditionnelle de l’hospice qui était de servir de refuge aux voyageurs.

Aujourd’hui, après de considérables transformations et rénovations, l’hospice cherche à conserver sa dimension religieuse et à ne pas se laisser submerger par son succès touristique.

La statue de l’aigle qui est au col n’a rien à voir avec Napoléon, ce n’est pas l’aigle impérial. 

Cette sculpture de 9 mètres de haut est due à l’architecte suisse Erwin Friedrich Baumann. Erigé en 1944, ce monument est le symbole de la Brigade de Montagne 11.

Et bien sûr, la descente commence par une série de galeries. C’est moins pénible dans ce sens même si ce n’est pas des plus agréables ! De plus, la circulation est très faible ce dimanche. Nous traversons l’impressionnant pont du Ganter et nous arrivons à Brig.

Construit entre 1976 et 1980, le pont du Ganter a une hauteur de 145 m au-dessus de la vallée.

D’une longueur de 678 m au total (sa portée principale est de 174 m), sa construction a connu de nombreuses contraintes géologiques, il comporte sept piliers.


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  1. Torrent

    Quel bonheur de vous avoir côtoyer à Sion, le temps d un café, je vous souhaite le meilleur dans votre magnifique périple, vous êtes inspirants, je vous embrasse tous deux
    Bravo
    Jean-Luc

  2. Danielle

    Coucou les voisins pédaleurs. En effet les paysages sont magnifiques. La route en lacets est très originale. Les salades de Laure sont appétissantes. Tu as bien de la chance Lionel ! Je vous fais de gros bisous. Bonne continuation 🥰

  3. Jacques S

    Coucou, que de belles photos et de belles régions traversées ! Sans chauvinisme aucun, les Alpes c » est quand même le plus beau pays du monde :^) Un p’tit tour sur 2L à vélo, c’ est le dépaysement assuré !
    Vous avancez dans le programme, le temps passe… Bises à tous les deux

  4. Bonjour vous deux croisés à Sion. Vous nous avez fait le plaisir de prendre le temps d’un café. Vous nous avez fait le plaisir de voyager avec vous à travers vos récits. Que d’énergie ! vous m’en avez transmis et je repars chargée…mais pas comme vous… A bientôt chez vous ?
    Claude.

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