Voyages à vélo

Le parc de Sajama

Du 05 au 09 juillet

Itinéraire

De Tambo Quesado à Sajama

Un joyeux b… ce matin à Tambo Quesado ! La route est bloquée par des bus et des camions qui attendent, semble-t-il, l’ouverture de la douane.

Heureusement, nous partons en sens inverse sur une longue descente de 8 km. Durant 5 km, nous longeons la file de camions qui remontent vers le col. Donc les 5 km, plus les 8 km jusqu’au col, cela fait 13 km de camions qui patientent pour passer la frontière chilienne !!!

En ce qui nous concerne, nous arrivons bientôt à l’embranchement de la route de Sajama où nous nous acquittons du droit d’entrée dans le parc.

Route est un mot bien ambitieux pour une horrible piste sableuse de 11 km sur laquelle nous pousserons les vélos durant 9 km !

La piste est dominée par de superbes volcans. A droite, à tout seigneur, tout honneur, le Sajama (6542 m) point culminant de la Bolivie. A gauche, les jumeaux, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6282 m) qui se situent à la frontière chilienne.

Nous trouvons que pour un parc national, la piste d’accès manque un peu d’entretien ! De plus, pas mal de plastiques traînent de ci, de là. En effet, les pâtures des très nombreux lamas et alpagas sont entourées de clôtures de fil de fer. Afin que les animaux les voient, on y accroche de multiples morceaux de plastique. En dehors du fait que l’esthétisme est discutable pour un parc national, ces plastiques se désagrègent sous l’effet du vent et se disséminent un peu partout !

Sajama

Le parc national de Sajama a été créé le 2 août 1939, ce qui fait de lui le premier et le plus vieux parc national de Bolivie, pour protéger le polylepis tomentella.

Le petit arbuste polylepis tomentella (le « queñoa de altura » en espagnol ), présent à l’état naturel sur les pentes des volcans et aux latitudes élevées, était sur le point de disparaitre en 1939 quand le parc naturel est créé. L’existence du parc a permis de sauvegarder ce qui restait de la forêt.

Le nom du parc vient du volcan Nevado Sajama qui en fait partie.

Le parc a été proposé en 2003 pour une inscription au patrimoine mondial et figure sur la « liste indicative » de l’UNESCO dans les catégories patrimoine culturel et naturel.

Sajama, situé à 4200 m d’altitude, doit sa réputation au volcan éponyme, point culminant de la Bolivie. Il est vrai que le site est très beau. Cependant, le village est assez ordinaire mais possède une magnifique église.

Pour le reste, ce sont de nombreux hôtels et similaires dont beaucoup semblent ne plus fonctionner.

Ce qui nous a surpris, c’est le nombre de Français ! Pour la plupart des jeunes, nous étions les deux seuls « vieux ». Des jeunes qui viennent tenter l’ascension du Sajama ou d’un « 6000 », ou simplement comme nous découvrir les alentours.

 Très sympas ces jeunes, les Océane, Guilhem, Juliette, Louis, Laura… avec qui nous avons échangé durant notre séjour ici à l’hôtel Oasis.

Hôtel agréable mais au personnel peu souriant ! En revanche, hôtel sans chauffage, comme tous les hébergements dans ces contrées, où il faut manger avec une grosse doudoune car il ne fait pas bien chaud !

Nous passons trois jours à découvrir les alentours. Une montée au Monte Cielo nous donne une idée du site. Il s’agit de gravir une petite bosse qui nous hisse à 4500 m ! C’est un sentier très raide « dré dans l’pentu ».

Là-haut, la vue sur la vallée en contrebas et les sommets environnants est saisissante. Une jolie balade pas très difficile !

Il existe aussi à Sajama des bains d’eau chaude. Laure, déçue de n’avoir pu se tremper que les pieds aux bains de Churiguaya, tient absolument à en profiter pleinement.

Après 6 km de marche, nous y voici. Nous délaissons le grand bassin où barbottent un groupe de personnes pour rejoindre un endroit bien calme. Deux petites maisons, avec bancs et étagères, et à l’extérieur un petit bassin d’eau très, très chaude et un autre d’eau plus tiède.

Le site est très beau avec vues sur le Sajama et nous y restons un bon moment. Le retour sur la piste en revanche est assez fastidieux et nous regrettons de ne pas y être allés à vélo.

Ce troisième jour, nous irons voir les geysers de Junthuma situés à 8 km de Sajama. Fort de notre expérience d’hier, nous prenons les vélos. Une petite balade bien sympathique, bien indiquée, sur un ripio pas trop mauvais, et nous y voici !

Encore un très beau site où de nombreuses « bassines » fument et « font des bulles » ! Cependant, pas de hautes projections d’eau.

Nous avons regretté de ne pas avoir apporté des œufs car vu la température de l’eau, la cuisson aurait été rapide et le pique-nique plus conséquent !!!

Sajama est un très beau site dont les alentours sont riches en découvertes (nous n’avons pas tout parcouru) mais certaines choses pourraient être améliorées notamment l’information touristique quasi absente.

Vidéo : Quelques moments à Sajama

De Sajama à Tambo Quesado

Reprendre la piste qui rejoint la grande route ne nous enchantait pas beaucoup. Du sable, du sable ! Mais finalement, cela s’est mieux passé qu’à l’aller car nous avons pratiquement tout parcouru sur le vélo ! Peut-être parce que la piste est légèrement descendante ou que le séjour à Sajama nous a insufflé une nouvelle énergie?

Maintenant, il faut remonter sur la grande route jusqu’à Tambo. Pour ne pas changer, nous remontons une très longue file de camions. Nous roulons au milieu de la route, c’est très impressionnant lorsqu’un camion arrive en face. Et puis finalement, nous pédalons à gauche de la route, c’est plus sécurisant.

A Tambo, nous prenons le même hospedaje (« hôtel »), pas terrible mais pas cher ! Nous échangeons nos derniers bolivianos contre des pesos chiliens car nous ne repasserons plus en Bolivie.

Vidéo : Des camions

C’est la fin de notre voyage en Bolivie ! Nous y avons passé 56 jours et y avons parcouru 1530 km !!! Mais le voyage n’est pas terminé !

  1. Regine

    Bravo les cyclo(te) vous m’avez bien fait rêver et continuez bien
    Pour nous c’est les açores en touriste
    Bises

  2. Bruno LITWIN

    Très beau la Bolivie, bien redu par vos photos. Je revois quelques photos semblables avec une de mes filles, qui y est actuellement. Ils voyagent sac au dos ! Bonne continuation.

  3. Michele Brocvielle

    Lionnel je suis impressionnée quand tu doubles la file de camions à l’arrêt mais qu’en face il y en a qui foncent sur vous!…

    J’aime bien la photo des deux lamas qui se font mimi sauf qu’il y en a un qui a une muselière…

    Vous voir sur vos vélos sans sacoche, ça fait tout drôle, il manque qq chose

    Bisette

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